Sociologie Urbaine Dissertation Definition

Licence AES 1ère année, Université Paris Nord – Villetaneuse (UFR Droit, sciences politiques et sociales). 1er semestre.

Présentation générale du cours :

Ce cours vise un double objectif : une familiarisation avec la démarche sociologique, sous ses aspects à la fois méthodologiques et théoriques, et l’acquisition, à partir de cette démarche, de repères empiriques et analytiques concernant quelques grands enjeux des sociétés contemporaines. Le cours est organisé en trois parties : une partie d’introduction générale à la discipline (présentation de la démarche, aperçu des grands auteurs et grands courants sociologiques), une partie consacrée à quelques questionnements de sociologie générale (autour des concepts de culture, socialisation et identités, normes et déviances, et stratification sociale), et une troisième partie présentant deux sociologies spécialisées (sociologie de l’école et sociologie urbaine).

support complet intro socio L1AES

Diapos intro generale

PLAN GÉNÉRAL DU COURS

Partie 1 : Qu’est-ce que la sociologie ?

Chapitre 1 : La sociologie, une démarche d’analyse scientifique du social

Chapitre 2 : Grands auteurs et grands courants (1) – La naissance de la sociologie

Chapitre 3 : Grands auteurs et grands courants (2) – Les grands courants de la sociologie moderne

Partie 2 : Quelques questionnements sociologiques transversaux

Chapitre 4 : Cultures, socialisation et identités

Chapitre 5 : Contrôle social, normes et déviance

Chapitre 6 : Stratification sociale et inégalités

Partie 3 : Deux exemples de thèmes sociologiques

Chapitre 7 : Sociologie de l’école

Chapitre 8 : Sociologie urbaine

Conclusion

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RESUME DES CHAPITRES

Partie 1 : Qu’est-ce que la sociologie ?

Chapitre 1 : La sociologie, une démarche d’analyse scientifique du social

Par-delà la diversité de ses objets et des questionnements qui la guident, la sociologie peut se définir comme une démarche d’analyse scientifique du social. En tant que science, la sociologie se caractérise par une aspiration à l’objectivité, et par la mise à l’écart des jugements de valeur sur les objets qu’elle se donne. Le savoir scientifique produit par la sociologie consiste en deux choses : des connaissances empiriques, et des analyses, des savoirs à dimension plus théorique. On peut distinguer deux grands types de connaissances empiriques ainsi fournies : d’une part des données chiffrées sur la société (par exemple, taux de nuptialité, répartition de la population active selon les différentes catégories socioprofessionnelles) ; d’autre part des données à teneur plus « qualitative » : entretiens, descriptions de lieux ou d’activités particulières… Outre la production de données, la sociologie est dotée d’une ambition théorique ; elle est porteuse d’une ambition de compréhension et d’explication du social. La montée en généralité peut se faire à partir de concepts, modèles, théories.

L’inscription de la sociologie dans le domaine des sciences implique par ailleurs le recours à des méthodes systématiques d’investigation empirique. On distingue deux grands types de méthodes, qui correspondent aux deux grands types de données précédemment décrits : les méthodes quantitatives et les méthodes qualitatives. Le questionnaire est la principale méthode de collecte des données dans une perspective quantitative. Du côté des méthodes qualitatives, les principales méthodes utilisées sont l’entretien et l’observation directe. On parle souvent de façon générique d’ « enquête de terrain » pour désigner l’usage de ces méthodes qualitatives. Souvent présentées comme antagoniques, méthodes quantitatives et méthodes qualitatives sont en réalité complémentaires dans le travail de recherche. Elles permettent de produire des types de données différents, et de répondre à des questions différentes : mise en relation de données chiffrées à un niveau macro en vue d’expliquer des faits sociaux d’un côté, compréhension plus fine des pratiques, des processus, des trajectoires et des représentations des acteurs de l’autre.

Diapos chapitre 1-parties 1 et 2

Diapos chapitre 1-partie 3

Chapitre 2 : Grands auteurs et grands courants (1) – La naissance de la sociologie

La sociologie se met en place au cours et plus nettement à la fin du XIXème siècle, dans un contexte marqué par l’influence conjointe de deux révolutions, la révolution industrielle et la Révolution française. Ces deux changements majeurs (l’un progressif, l’autre plus brutal) induisent un sentiment de rupture et l’émergence d’un besoin de connaissance du social, que traduit bien le développement de « l’enquête sociale ». Emerge par ailleurs un besoin de comprendre le sens de ces évolutions historiques : ce questionnement sur le sens des évolutions en cours est au cœur des réflexions des trois précurseurs de la sociologie que sont Tocqueville, Marx et Comte.

Ce n’est toutefois qu’à la fin du XIXème et au début du XXème siècle que la sociologie se constitue véritablement comme discipline. En Europe, on identifie généralement Emile Durkheim en France et Max Weber en Allemagne comme les deux « pères fondateurs » de la sociologie. Mais au début du XXème siècle, une autre tradition sociologique prend aussi naissance aux Etats-Unis, sur une base plus empirique.

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Chapitre 3 : Grands auteurs et grands courants (2) – Les grands courants de la sociologie moderne

A la suite des travaux des deux « pères fondateurs » de la sociologie que sont E. Durkheim et M. Weber, la sociologie moderne reste durablement traversée par une tension entre deux approches du social : l’une holiste, qui accorde le primat à l’étude des structures sociales et des phénomènes collectifs, et l’autre individualiste, qui part d’une analyse de l’action individuelle pour comprendre la société. Cette opposition se retrouve aux Etats-Unis : alors que l’approche fonctionnaliste (Talcott Parsons, Robert Merton) accorde le primat à l’étude des structures sociales et de la société conçue comme un système, l’interactionnisme symbolique (Everett Hughes, Howard Becker, Erving Goffman) part de l’étude des interactions entre les individus pour comprendre le social. En France, la sociologie de Pierre Bourdieu, tout en cherchant à dépasser l’opposition individu/société, conçoit dans une large mesure les individus comme étant déterminés par les structures sociales. Raymond Boudon, quant à lui, théorise l’individualisme méthodologique et applique cette grille de lecture du social à de nombreux sujets.

Si cette opposition entre holisme et individualisme fournit une clé d’intelligibilité de la sociologie moderne, il convient toutefois de ne pas surestimer sa portée. En effet, il s’agit essentiellement d’une opposition méthodologique, entre deux manières d’appréhender le social, deux « prises » que l’on se donne sur le social, mais l’adoption de l’une ou l’autre orientation n’empêche pas les sociologues de se poser la question de l’articulation entre individu et société. En d’autres termes, l’adoption d’une démarche holiste ne signifie pas nécessairement que l’on ignore les individus, et l’individualisme méthodologique peut prendre en considération l’influence de contraintes sociales.

Diapos chap 3 grands courants

Partie 2 : Quelques questionnements sociologiques transversaux

Chapitre 4 : Cultures, socialisation et identités

Dans cette deuxième partie du cours consacrée à des questionnements transversaux aux différents domaines de la sociologie, nous abordons d’abord la problématique de la culture, de la socialisation et des identités.

La culture fait l’objet de deux grands types de définitions en sociologie : d’une part une définition extensive qui, issue de la tradition anthropologique, oppose la culture à la nature, et d’autre part une définition plus restrictive et plus proche de l’acception courante du terme, selon laquelle la culture renvoie au domaine des arts et des pratiques liées à la production et à la consommation de « biens culturels » (musique, livres, spectacles, cinéma, etc.). Dans l’optique d’une appréhension de la culture comme prisme d’analyse transversal en sociologie, nous retenons dans ce chapitre la définition plus extensive de la culture, issue de la tradition anthropologique. Ainsi entendue, la culture a fait l’objet d’analyses plurielles : à des approches mettant l’accent sur la cohérence propre à chaque culture ont succédé des analyses insistant sur la complexité et la diversité interne à chaque culture. Les concepts d’acculturation, de sous-culture ou encore de contre-culture illustrent bien cette dernière perspective.

La complexité des cultures induit logiquement une complexité des processus de socialisation, ceux-ci correspondant justement aux processus par lesquels l’être humain « apprend et intériorise tout au cours de sa vie les éléments socioculturels de son milieu » (selon la définition de Guy Rocher). Dès la socialisation primaire (pendant l’enfance), l’enfant est influencé par une pluralité d’instances de socialisation : parents, école, mais aussi nourrices, puéricultrices, jeux et lectures, médias, culture de masse… Poursuite de la socialisation à l’âge adulte, la socialisation secondaire ne se résume pas à la socialisation professionnelle, dimension la plus étudiée par les sociologues. En effet, le couple, ainsi que les divers groupes d’appartenance (associatifs, politiques, religieux), mais aussi les instances de socialisation plus diffuses telles que les médias et la culture de masse, contribuent également à façonner l’individu à l’âge adulte.

Résultat objectif de ces processus de socialisation potentiellement divergents, l’individu est une entité traversée de contradictions. Selon l’analyse de Jean-Claude Kaufmann que nous reprenons dans ce chapitre, la construction identitaire correspond au processus subjectif de reconstruction d’une unité et d’un tout cohérent à partir de ces éléments pluriels et contradictoires dont est fait un individu.

Diapos Chapitre 4 Culture

Chapitre 5 : Contrôle social, normes et déviance

Contrôle social, normes sociales et déviance sont trois concepts étroitement liés en sociologie. Les normes sociales peuvent être généralement définies comme les principes et modèles de conduites acceptés et valorisés dans une société ou un groupe social donné ; le contrôle social désigne les dispositifs permettant d’assurer le respect des normes sociales ; la déviance, enfin, correspond à la transgression d’une norme, qui s’accompagne le plus souvent d’une sanction.

Dans une optique proprement sociologique, l’analyse des normes et déviances dépasse largement la perspective criminologique à laquelle ces questions sont trop souvent réduites. En effet les normes sociales ne se réduisent pas aux normes juridiques, la déviance ne se réduit pas au crime, et le contrôle social est le fait de bien d’autres acteurs que les seules autorités policières et judiciaires. La première partie du chapitre vise à illustrer la diversité des normes sociales et des types de déviances ; leur caractère de construction sociale sera souligné à partir d’une mise en lumière de la diversité des normes sociales dans le temps et selon les cultures. Enfin, la notion de « contrôle social » étant trop souvent utilisée de façon indéfinie, sans que les acteurs du contrôle soient clairement nommés, nous proposerons quelques éléments de réponse à la question : « Qui assure le contrôle social ? », en distinguant d’une part le rôle des institutions et des « entrepreneurs de morale » (Becker), et d’autre part le contrôle social plus diffus s’opérant au fil des interactions de la vie quotidienne.

La seconde partie du chapitre présente quelques théories de la déviance, en distinguant les théories abordant la déviance comme un fait social (analyse du crime chez Durkheim, typologie des modes d’adaptation individuelle chez Merton) des théories analysant la déviance comme processus (théorie de l’étiquetage de Becker, analyse interactionniste du stigmate chez Goffman).

Diapos chapitre 5 normes déviance

Chapitre 6 : Stratification sociale et inégalités

La stratification sociale, qui correspond à une représentation de la société comme un ensemble de groupes sociaux hiérarchisés, soulève de nombreuses questions, notamment quant aux critères de définition de ces groupes sociaux et à leur nombre, et  quant à la mobilité possible entre ceux-ci. Dans les théories de la stratification sociale, l’activité professionnelle a longtemps constitué le critère déterminant, voire unique, de distinction et de hiérarchisation entre les groupes sociaux. Ces théories divergent par contre fortement quant au nombre de groupes ainsi identifiés et quant à l’analyse des relations entre ceux-ci : coexistence ou conflit, mobilité ou reproduction sociales. Les théories de la stratification sociale proposées par K.Marx et L.Warner sont présentées dans la première partie de ce chapitre pour illustrer cette diversité de conceptualisations.

La prédominance de l’activité professionnelle comme critère  de classification des groupes sociaux se retrouve dans les outils de classement statistiques de ceux-ci, comme l’illustre la nomenclature française des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) qui est couramment utilisée par les sociologues pour rendre compte de l’influence de la catégorie sociale sur diverses pratiques et représentations dans le cadre d’enquêtes quantitatives. La deuxième partie du chapitre présente cette nomenclature, et expose à partir de celle-ci les grandes évolutions de la structure sociale en France.

En utilisant l’activité professionnelle comme principal critère de distinction entre groupes sociaux, de nombreuses théories de la stratification sociale, de même que les outils statistiques permettant une approche quantitative de cette dernière, rendent insuffisamment compte de la pluralité des logiques de différenciation et de hiérarchisation traversant les sociétés. En effet, il existe bien d’autres distinctions sociales au fondement de hiérarchies et de rapports de pouvoir entre groupes sociaux : genre, origine ethnique (discriminations raciales), handicap, orientation sexuelle, lieu d’habitat, religion, forme familiale… Parmi ces distinctions, nous développerons l’exemple des inégalités hommes/femmes. Si la ventilation par sexe des données concernant les PCS permet de rendre compte d’une partie des inégalités professionnelles entre hommes et femmes (concentration des femmes dans un petit nombre de PCS peu prestigieuses et dont la qualification est peu reconnue), elle échoue à restituer l’omniprésence de ces inégalités liées au genre dans les différentes sphères de la vie sociale ; pour illustrer ce phénomène, nous développerons l’exemple des inégalités hommes/femmes dans la sphère politique.

Diapos_ chapitre 6_stratification

Partie 3 : Deux exemples de thèmes sociologiques

Chapitre 7 : Sociologie de l’école

La sociologie de l’école est marquée par un questionnement dominant, qui guide la grande majorité des travaux : l’enjeu de la démocratisation scolaire. La notion de démocratisation correspond ici à deux processus distincts : d’une part la massification de l’accès à l’école et à des niveaux de  plus en plus élevés de la formation initiale (démocratisation quantitative), d’autre part l’enjeu de l’égalité des chances scolaires, qui renvoie à la question de savoir dans quelle mesure la réussite scolaire est dépendante ou indépendante des caractéristiques sociales des élèves (démocratisation qualitative). Ces deux aspects sont successivement étudiés dans ce chapitre, à partir de l’analyse du cas français.

En ce qui concerne la généralisation de l’accès à la formation initiale (partie I), plusieurs étapes importantes peuvent être distinguées : alors que les politiques scolaires de la IIIème République ont permis la généralisation de l’accès à l’école primaire (lois Ferry, 1881-1886), les réformes adoptées à partir des trente glorieuses ont permis une massification de l’accès au secondaire (1959 : scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans ; 1975 : mise en place du collège unique) puis, plus récemment, à l’enseignement supérieur (loi Jospin en 1989 : « 80% au bac »). Les effectifs du second degré ont ainsi été multipliés par 5 entre 1950 et 2002, et ceux du supérieur par 11.

Cette massification de l’accès à l’école n’est toutefois pas synonyme de démocratisation « qualitative ». En effet, la réussite scolaire reste variable selon l’origine sociale. La deuxième partie de ce chapitre aborde les effets de trois mécanismes de différenciation sociale sur la réussite scolaire : les inégalités liées à la PCS d’origine et au sexe, et les effets de la ségrégation ethnique. Au-delà de la seule réussite scolaire, la prise en considération des déterminants sociaux de l’accès aux différentes filières (au niveau du bac et de l’enseignement supérieur notamment) renforce le constat, dressé par Pierre Merle, d’une démocratisation « ségrégative », la généralisation de l’accès à un niveau d’études donné s’accompagnant d’une différenciation sociale selon les filières. La répartition inégale des hommes et des femmes dans les différentes filières est particulièrement illustrative de ce phénomène.

Comment expliquer cette inégalité des chances ? La troisième partie du chapitre offre un aperçu des théories sociologiques sur l’inégalité des chances scolaires : après l’opposition classique entre des explications holistes (P.Bourdieu, J-C.Passeron) et individualistes (R.Boudon), sont présentées les analyses plus récentes marquées par une attention nouvelle portée aux dynamiques locales productrices d’inégalités : dynamiques de socialisation au sein de la classe, « effet enseignant », « effet établissement », prise en considération des politiques locales. Ces nouvelles approches ont conduit à un recours accru à des méthodes qualitatives (entretiens, observation) dans une discipline sociologique longtemps dominée par une démarche quantitative.

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Chapitre 8 : Sociologie urbaine

La rapidité des processus d’urbanisation et l’ampleur du « fait urbain » suffisent à justifier l’intérêt porté par les sociologues à la ville : depuis 2008, 50% de la population mondiale vit en ville, et en France, les ¾ de la population vivent dans des « unités urbaines » au sens de l’INSEE. L’objet « ville » a toutefois été diversement construit selon les sociologues : point de départ d’une sociologie générale pour R.Park et la première génération de l’Ecole de Chicago, la ville a ensuite été interrogée sous des angles variés par les sociologues qui s’y sont intéressés : répartition et mouvements de populations dans la ville, processus de ségrégation, organisation économique, habitat, transport et mobilité, pouvoir local, politiques urbaines… Parmi cette diversité de questionnements, ce chapitre se concentre sur deux thématiques : d’une part la différenciation sociale de l’espace urbain, d’autre part les politiques urbaines et leurs effets.

L’enjeu de la différenciation sociale de l’espace urbain est au cœur de la démarche d’ « écologie urbaine » développée par la première Ecole de Chicago, comme l’illustre bien le « schéma concentrique » d’E.Burgess. Cette thématique soulève par ailleurs la question de la ségrégation urbaine, dont nous présenterons quelques définitions et quelques pistes d’analyse explicative. En effet, dans la mesure où ils ne se réduisent pas aux cas de ségrégation institutionnalisée et imposée par une autorité (ex. apartheid), les processus de ségrégation demandent à être analysés sociologiquement. Enfin, nous nous intéresserons à la situation inverse de mixité sociale (rapprochement spatial de populations socialement différentes), pour montrer que celle-ci n’est pas nécessairement synonyme d’échanges accrus et de bonne entente entre les populations concernées.

En ce qui concerne les politiques urbaines, ce chapitre, sans rentrer dans le détail des dispositifs institutionnels ni de l’historique des politiques, se concentre sur l’apport de la démarche sociologique à l’analyse des effets de ces dernières. Trois grands types de politiques sont abordés, en montrant dans chaque cas comment des travaux sociologiques ont mis en lumière les effets sociaux – anticipés ou non anticipés – des interventions des pouvoirs publics : la rénovation urbaine, la réhabilitation de l’ancien, et le développement social urbain et les politiques de la ville.

Diapos chap 8 socio urbaine

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What is a Ph.D. Dissertation?

[I wrote this in 1993 as a letter to a student concerning a draft of his dissertation. in 2003 I edited it to remove some specific references to the student and present it as a small increment to the information available to my grad students. --spaf]


Let me start by reviewing some things that may seem obvious:

  1. Your dissertation is part of the requirements for a PhD. The research, theory, experimentation, et al. also contribute. One does not attempt to capture everything in one's dissertation.
  2. The dissertation is a technical work used to document and set forth proof of one's thesis. It is intended for a technical audience, and it must be clear and complete, but not necessarily exhaustively comprehensive. Also note -- experimental data, if used, is not the proof -- it is evidence. The proof is presented as analysis and critical presentation. As a general rule, every statement in your dissertation must be common knowledge, supported by citation to technical literature, or else original results proved by the candidate (you). Each of those statements must directly relate to the proof of the thesis or else they are not needed.
  3. The dissertation is not the thesis. One's thesis is a claim -- a hypothesis. The dissertation describes, in detail, how one proves the hypothesis (or, rarely, disproves the claim and shows other important results).

Let's revisit the idea of the thesis itself. It is a hypothesis, a conjecture, a theorem. The dissertation is a formal, stylized document used to argue your thesis. The thesis must be significant, original (no one has yet demonstrated it to be true), and it must extend the state of scientific knowledge.

The first thing you need to do is to come up with no more than three sentences that express your thesis. Your committee must agree that your statements form a valid thesis statement. You too must be happy with the statement -- it should be what you will tell anyone if they ask you what your thesis is (few people will want to hear an hour presentation as a response).

Once you have a statement of thesis, you can begin to develop the dissertation. The abstract, for instance, should be a one-page description of your thesis and how you present the proof of it. The abstract should summarize the results of the thesis and should stress the contributions to science made thereby.

Perhaps the best way to understand how an abstract should look would be to examine the abstracts of several dozen dissertations that have already been accepted. Our university library has a collection of them. This is a good approach to see how an entire dissertation is structured and presented. MIT press has published the ACM doctoral dissertation award series for over a decade, so you may find some of those to be good examples to read -- they should be in any large technical library.

The dissertation itself should be structured into 4 to 6 chapters. The following is one commonly-used structure:

  1. Introduction. Cover an introduction to the basic terminology, give citations to appropriate background work, briefly discuss related work that has already covered aspects of the problem.
  2. Abstract model. Discuss an abstract model of what you are trying to prove. This chapter should not discuss any specific implementation (see below)
  3. Validation of model/proof of theorems. This is a chapter showing a proof of the model. This could be a set of proofs, or a discussion of construction and validation of a model or simulation to be used in gathering supporting data.
  4. Measurements/data. This would be a presentation of various data collected from real use, from simulations, or from other sources. The presentation would include analysis to show support for the underlying thesis.
  5. Additional results. In some work there may be secondary confirmation studies, or it might be the case that additional important results are collected along the way to the proof of the central thesis. These would be presented here.
  6. Conclusions and future work. This is where the results are all tied together and presented. Limitations, restrictions and special cases should be clearly stated here along with the results. Some clear extensions to future work may also be described.

Let's look at these in a little more detail

Chapter I, Introduction. Here, you should clearly state the thesis and its importance. This is also where you give definitions of terms and other concepts used elsewhere. There is no need to write 80 pages of background on your topic here. Instead, you can cover almost everything by saying: "The terminology used in this work matches the definitions given in [citation, citation] unless noted otherwise." Then, cite some appropriate works that give the definitions you need. The progress of science is that we learn and use the work of others (with appropriate credit). Assume you have a technically literate readership familiar with (or able to find) common references. Do not reference popular literature or WWW sites if you can help it (this is a matter of style more than anything else -- you want to reference articles in refereed conferences and journals, if possible, or in other theses).

Also in the introduction, you want to survey any related work that attempted something similar to your own, or that has a significant supporting role in your research. This should refer only to published references. You cite the work in the references, not the researchers themselves. E.g., "The experiments described in [citation] explored the foo and bar conditions, but did not discuss the further problem of baz, the central point of this work." You should not make references such as this: "Curly, Moe and Larry all believed the same in their research [CML53]" because you do not know what they actually believed or thought -- you only know what the paper states. Every factual statement you make must have a specific citation tied to it in this chapter, or else it must be common knowledge (don't rely on this too much).

Chapter II. Abstract Model. Your results are to be of lasting value. Thus, the model you develop and write about (and indeed, that you defend) should be one that has lasting value. Thus, you should discuss a model that is not based on Windows, Linux, Ethernet, PCMIA, or any other specific technology. It should be generic in nature, and should capture all the details necessary to overlay the model on likely environments. You should discuss the problems, parameters, requirements, necessary and sufficient conditions, and other factors here. Consider that 20 years ago (ca 1980) the common platform was a Vax computer running VMS or a PDP-11 running Unix version 6, yet well-crafted theses of the time are still valuable today. Will your dissertation be valuable 20 years from now (ca 2020), or have you referred to technologies that will be of only historical interest?

This model is tough to construct, but is really the heart of the scientific part of your work. This is the lasting part of the contribution, and this is what someone might cite 50 years from now when we are all using MS Linux XXXXP on computers embedded in our wrists with subspace network links!

Chapters III & IV, Proof. There are basically three proof techniques that I have seen used in a computing dissertation, depending on the thesis topic. The first is analytic, where one takes the model or formulae and shows, using formal manipulations, that the model is sound and complete. A second proof method is stochastic, using some form of statistical methods and measurements to show that something is true in the anticipated cases.

Using the third method, you need to show that your thesis is true by building something according to your model and showing that it behaves as you claim it will. This involves clearly showing how your implementation model matches the conditions of your abstract model, describing all the variables and why you set them as you do, accounting for confounding factors, and showing the results. You must be careful to not expend too much effort describing how standard protocols and hardware work (use citations to the literature, instead). You must clearly express the mapping of model to experiment, and the definition of parameters used and measured.

Chapter V. Additional results. This may be folded into Chapter III in some theses, or it may be multiple chapters in a thesis with many parts (as in a theory-based thesis). This may be where you discuss the effects of technology change on your results. This is also a place where you may wish to point out significant results that you obtained while seeking to prove your central thesis, but which are not themselves supportive of the thesis. Often, such additional results are published in a separate paper.

Chapter VI. Conclusions and Future work. This is where you discuss what you found from your work, incidental ideas and results that were not central to your thesis but of value nonetheless, (if you did not have them in Chapter V) and other results. This chapter should summarize all the important results of the dissertation --- note that this is the only chapter many people will ever read, so it should convey all the important results.

This is also where you should outline some possible future work that can be done in the area. What are some open problems? What are some new problems? What are some significant variations open to future inquiry?

Appendices. Appendices usually are present to hold mundane details that are not published elsewhere, but which are critical to the development of your dissertation. This includes tables of measurement results, configuration details of experimental testbeds, limited source code listings of critical routines or algorithms, etc. It is not appropriate to include lists of readings by topic, lists of commercial systems, or other material that does not directly support the proof of your thesis.

Here are some more general hints to keep in mind as you write/edit:

  • Adverbs should generally not be used -- instead, use something precise. For example, do not say that something "happens quickly." How fast is quickly? Is it relative to CPU speeds? Network speeds? Does it depend on connectivity, configuration, programming language, OS release, etc? What is the standard deviation?
  • As per the above, use of the words "fast", "slow", "perfect", "soon", "ideal", "lots of" and related should all be avoided. So should "clearly", "obviously", "simple", "like", "few", "most", "large", et al.
  • What you are writing is scientific fact. Judgments of aesthetics, ethics, personal preference, and the like should be in the conclusions chapter if they should be anywhere at all. With that in mind, avoid use of words such as "good", "bad", "best", and any similar discussion. Also avoid stating "In fact," "Actually," "In reality," and any similar construct -- everything you are writing must be factual, so there is no need to state such things. If you feel compelled to use one of these constructs, then carefully evaluate what you are saying to be certain you are not injecting relative terms, opinions, value judgements, or other items that are inappropriate for a dissertation.
  • Computers and networks do not have knees, so poor performance cannot bring them to something they do not have. They also don't have hands, so "On the one hand..." is not good usage. Programs don't perform conscious thought (nor do their underlying computers), so your system does not "think" that it has seen a particular type of traffic. Generalizing from this, do not anthropomorphize your IT components!
  • Avoid mention of time and environment. "Today's computers" are antiques far sooner than you think. Your thesis should still be true many years from now. If a particular time or interval is important, then be explicit about it, as in "Between 1905 and 1920" rather than "Over the last 15 years." (See the difference, given some distance in time?)
  • Be sure that something you claim as a proof would be recognized as such by any scientist or mathematician.
  • You and your dissertation are supposed to be the ultimate (current) authority on the topic you are covering. Thus, there should be no instance of "to the best of our knowledge" or "as far as we can tell." Either you know for certain, or you don't -- and if you don't know, you shouldn't state it!
  • Focus on the results and not the methodology. Methodology should be clearly described, but not the central topic of your discussion in chapters III & IV
  • Keep concepts and instances separate. An algorithm is not the same as a program that implements it. A protocol is not the same as the realization of it, a reference model is not the same as a working example, and so on.

As a rule of thumb, a CS dissertation should probably be longer than 100 pages, but less than 160. Anything outside of that range should be carefully examined with the above points in mind.

Keep in mind that you -- the Ph.D. candidate -- are expected to become the world's foremost expert on your topic area. That topic area should not be unduly broad, but must be big enough to be meaningful. Your advisor and committee members are not supposed to know more about the topic than you do -- not individually, at least. Your dissertation is supposed to explain your findings and, along with the defense, demonstrate your mastery of the area in which you are now the leading expert. That does not mean writing everything you know -- it means writing enough about the most important points that others can agree with your conclusions.

Last of all, don't fall into the trap that ties up many a candidate, and causes some of them to flame out before completion: your thesis does not need to be revolutionary. It simply needs to be an incremental advancement in the field. Few Ph.D. dissertations have ever had a marked impact on the field. Instead, it is the set of publications and products of the author that may change the field.

If your dissertation is like most, it will only be read by your committee and some other Ph.D. candidates seeking to build on your work. As such, it does not need to be a masterwork of literature, nor does it need to solve a long-standing problem in computing. It merely needs to be correct, to be significant in the judgement of your committee, and it needs to be complete. We will all applaud when you change the world after graduation. And at that you will find that many well-known scientists in CS have made their careers in areas different from their dissertation topic. The dissertation is proof that you can find and present original results; your career and life after graduation will demonstrate the other concerns you might have about making an impact.

So get to work!

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